La fosse aux Louves de Bertrand Carette – Un vrai panier de crabes !

Editions Presses de la Cité - Année 2016 271 pages
Editions Presses de la Cité – Année 2016
271 pages

J’adore Babelio et ses opérations « Masse critique », car il est indéniable que sans elles, certains genres littéraires ou certains auteurs resteraient d’illustres inconnus pour moi alors que j’ai soif de découverte. Et cette soif de découverte est en partie étanchée par Babelio.
Je remercie vivement les Editions Presses de la Cité et Babelio, qui une fois encore m’ont permis de découvrir un nouveau genre.

Mordante, espiègle, intelligente : telle est Virginie, mère célibataire convoitée, qui vit entourée de ses chevaux dans son vaste domaine de la Brenne. Elle est bientôt victime d’un complot ourdi par son oncle Antoine, un bon à rien. Coups bas, mensonges, accusation de meurtre et de captation d’héritage sont autant de stratagèmes pour tenter de spolier la jeune femme d’une propriété de plus de six cents cinquante hectares, avec fermes et étangs. Seule échappatoire possible pour Virginie dont le coeur, enfin, chavire : Tristan, concertiste international renommé… et plus âgé qu’elle. Or Virginie n’ose pas faire éclater au grand jour ses sentiments… Jusqu’à ce qu’elle apprenne, in extremis, la vérité sur les liens qui l’unissent à Tristan. C’est enfin près des siens, de ses chevaux, de sa mère Hélène – qui lui révélera un ultime et bouleversant secret – que Virginie aura à coeur de préserver l’âme et la beauté de son domaine, la Fosse aux louves…

Avant de plonger tête la première entre les pages de « La fosse aux Louves », je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangé. J’étais juste au courant que c’était une histoire de famille, de vengeance se déroulant dans la haute société terrienne du Berry.

Hélène et Virginie, sa fille, ont hérité d’une grande propriété où elles élèvent des chevaux. Alexandre est un voisin bien intentionné qui a toujours soutenu et aimé Virginie. Antoine, le cousin, est le vilain de l’histoire. D’une jalousie maladive, bon à rien, il ne sait que jeter l’opprobre sur la réputation des deux femmes afin de pouvoir mener son plan de vengeance jusqu’au bout. Quant à Tristan, le premier amour d’Hélène, il revient dans la région pour soigner sa solitude et s’amourache de Virginie.
Le livre est assez court mais ces quelques lignes ne font qu’effleurer la surface de l’intrigue.

Bertrand Carette est un auteur qui prend le temps dans les premiers chapitres de nous présenter tous les personnages. En seulement quelques lignes, il arrive à ébaucher le caractère de chacun. Leur portrait est peint et leurs défauts affleurent à la surface. Il ne me restait plus qu’à émettre des hypothèses pour imaginer quelle tournure allait prendre l’histoire.
Cette présentation est loin d’être une perte de temps ; elle est nécessaire à la construction de l’intrigue car même le plus insignifiant des personnages joue un rôle.

La particularité de mettre en avant les défauts des personnages rend l’attachement qu’on peut éprouver pour eux plus difficile. On choisit forcément un camp sans savoir où est le bien.
Cependant, la cruauté dont fait preuve l’auteur vis-à-vis de certains personnages comme Hélène et Virginie, m’a fait prendre parti pour elles à 100%. J’ai toujours eu envie de protéger la veuve et l’orphelin et c’est l’une des raisons de mon parcours universitaire.

En conséquence, il a été difficile à certains moments de lire que l’ego surdimensionné d’un notaire, d’un juge d’instruction et d’un procureur peuvent rendre la « droite » justice aussi partiale. D’ailleurs, l’absence de marqueur temporel nous indique très clairement que ce drame pouvait se jouer dans les années 70, 80 comme aujourd’hui. Malheureusement, la justice est toujours aveugle. La loi n’est qu’une règle dénuée de sens si elle est appliquée sans intelligence.

La fatalité plane sur le récit tout au long des pages. Et jusqu’au bout, le destin de Hélène, Virginie, Tristan et Antoine est frappé par celle-ci.
Je vous invite à découvrir jusqu’où la presdestination et les mauvaises intentions peuvent mener les personnages.

masse-critique-babelio

Notes Très bonne lecture

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