Ce qui ne nous tue pas… de Carole Declercq – Une haine viscérale, un amour flamboyant !

Editions Terra Nova - Année 2015 320 pages
Editions Terra Nova – Année 2015
320 pages

Mon envie de lire ce roman est très forte depuis la fin de l’année 2015. Les romans qui ont pour décors la Seconde Guerre Mondiale sont légion et il est souvent difficile de faire un choix sur la quantité.
Cependant, le livre de Carole Declercq m’a immédiatement intrigué, car pour une fois on ne parlait pas des camps de concentration, des horreurs de la guerre, mais de deux personnes ennemies qui s’aiment.

1944, pendant l’Occupation. Les Français vivent désormais dans l’espoir d’un débarquement allié et l’inquiétude gagne l’armée allemande, accentuant les crispations et les duretés perpétrées contre la population française. Maximilian von Wreden, officier du Renseignement allemand, est en poste à Paris depuis quelques mois quand il rencontre Marianne, une étudiante en philosophie de vingt et un ans. Sa peau est douce, ses lèvres sont tendres, elle réussit à apaiser ses démons intérieurs. Ce que Maximilian ne sait pas, c’est que la jeune femme travaille en réalité pour un réseau de résistants. Elle a volontairement été jetée dans la gueule du loup pour le séduire et lui soutirer des informations sensibles. Pour elle, il est d’abord l’homme à abattre. Mais pas seulement…

Marianne est au crépuscule de sa vie lorsqu’elle commence à narrer ses souvenirs de la guerre, une histoire qu’elle n’a jamais racontée à personne.
Elle est à peine majeure quand elle est recrutée par la résistance dans le but de séduire un officier allemand et lui soutirer des informations.
Maximilian est beau et fringant. Il a toujours été contre cette guerre, mais par amour pour son pays il exécute les ordres. Pour supporter cette réalité, il se soule et séduit à tour de bras. Marianne va être sa lumière.

En temps de guerre, les actes commis par chacun sont pour la plupart souvent insoutenables, voire immoraux, mais la plupart du temps la fin justifie les moyens. La Résistance n’a pas été vraiment un modèle dans le domaine. En prostituant les femmes, la Résistance a réussi à réunir bon nombre d’informations capitales. Seulement à la fin de la guerre, beaucoup ont été oubliés et ont subi les pires atrocités pour avoir fraternisé avec l’ennemi. Carole Declercq donne vie à cette partie de l’histoire et surtout rend légitime les sentiments amoureux partagés entre une française et un allemand.

La fin est arrivée beaucoup trop vite à mon goût. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tourné et retourné mon livre dans tous les sens pour dégoter de nouvelles pages.
J’ai été littéralement happée par l’histoire d’amour impossible entre Marianne et Maximilian. 
Blessée par la guerre, traumatisée par la mort de ses parents, Marianne veut se venger en travaillant pour la Résistance, mais elle était loin de se douter qu’elle commencerait à ressentir de l’amour pour cet homme qui représente le mal à ses yeux.
Tiraillée entre l’amour et la haine, la folie finira par l’emporter.

J’ai adoré suivre la schizophrénie de Marianne, cette ambivalence des sentiments. Carole Declerq raconte avant l’histoire entre un homme et une femme séparés par la guerre, une sorte de Roméo et Juliette en 1944.

Notes Très bonne lecture


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