Une Ile de Tracey Garvis-Graves – Etre seule sur une île n’est définitivement pas mon rêve!

Collection Grande Romance (Milady) - Année 2013 349 pages
Collection Grande Romance (Milady) – Année 2013
349 pages

C’est après avoir lu de nombreuses critiques dithyrambiques sur la blogosphère que je me suis enfin lancée dans « Une île ». Car il faut bien le reconnaître, au départ, ce livre ne me tentait pas du tout mais la curiosité me démangeant j’ai voulu également me faire mon propre avis sur la question.

Et puis, la couverture plus que paradisiaque du livre est, à elle seule, une invitation à la lecture surtout maintenant que le printemps revient!

Anna Emerson n’hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d’un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l’océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l’adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d’infortune. Alors que chacun d’eux n’a plus que l’autre pour unique horizon, leur seule chance de s’en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.

La différence d’âge très importante entre les héros et surtout le fait que TJ soit mineur, atteint d’un cancer, et qu’il ait une relation avec son professeure : tout cela me paraissait assez malsain. Mais en définitif, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et, lorsque j’ai refermé le livre, un sourire persistait sur mes lèvres.

Je vais commencer ma critique par les points négatifs. C’est assez paradoxal puisque je vous dis plus haut que j’ai pris du plaisir à lire ce roman mais certaines choses se sont révélées « boiteuses« .

Tout d’abord, la narration qu’a choisie l’auteure est assez particulière à mon sens. Les phrases sont très courtes, simples et écrites au présent. Un style que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier. Et j’ai eu quelques difficultés à me plonger dans l’histoire.

Néanmoins avec l’alternance des points de vue cela ajoute du rythme à la narration et heureusement puisque certains moments sont assez longs !!! Il faut dire que la cueillette de noix de coco, de fruits à pain, et la pêche ne sont pas des activités trépidantes. Voir leur vie quotidienne sur l’île m’a à la fois intéressée, et à la fois ennuyée… L’alternance des points de vue a également du bon car on pénètre dans l’esprit de chacun des protagonistes. Cela a pour effet un attachement particulier aux personnages, et je me suis sentie proche d’eux.

Ensuite, quelques scènes se sont révélées très naïves. En effet, les protagonistes font mu-muse avec les dauphins comme si c’était les meilleurs amis de l’homme, dans le genre Flipper. Cela me parait très fantaisiste.

De plus, le fait que le cancer de TJ soit aussi vite oublié m’a paru également peu cohérent. Pour ma part, il sert juste d’excuse à l’auteure pour nous persuader de la maturité avancée de l’adolescent.
Enfin, comme par miracle, et pour la bonne conscience, les héros ont attendus que TJ soit majeur pour succomber à la passion… Si ça, ce n’est pas fantastique! Les héros placent vraiment la moralité au dessus de tout!

Mais malgré tout ça, c’est une belle aventure !

Le roman est découpé en deux parties : le naufrage sur l’île et le retour à Chicago. C’est cette deuxième partie qui m’a le plus captivé – comment reprendre une vie normal après avoir passé 3 ans sur une île déserte ! C’est toute une question…

Très souvent, j’ai été touché et émue par leurs aventures. Ma gorge s’est serrée à plusieurs reprises tellement l’histoire m’a happée. Les pages se tournant toutes seules, j’ai lu le livre d’une traite. C’est un sentiment que je n’avais pas éprouvée depuis un moment car, mes lectures en ce moment sont laborieuses.

Les personnages sont très attachants. Anna est loin d’être une couguar (ouf !). Leur amitié se mue au fil des pages en amour profond et sincère. Et ici, les personnages savent très bien ce qu’ils veulent. Ils ne tergiversent donc pas inutilement et ne se pourrissent pas la vie et celle du lecteur par des « je t’aime, moi non plus » ; et ça, c’est rafraîchissant !

Cette romance m’a envoûté. Malgré ses défauts, elle m’a fait voyager. Pendant l’espace de quelques instants, je me suis prise à rêver d’être Robinson Crusoé – sans les inconvénients!

Notes Très bonne lecture


Une réflexion sur “Une Ile de Tracey Garvis-Graves – Etre seule sur une île n’est définitivement pas mon rêve!

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