Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean d’Ormesson – Futur classique ?

Collection Blanche (Gallimard) - Année 2016 487 pages
Collection Blanche (Gallimard) – Année 2016
487 pages

Jean d’Ormesson est un auteur et philosophe français très connu. Pourtant, je n’avais jamais lu jusque là un de ces livres alors que c’est certainement l’un des auteurs les plus prolifiques.
Afin d’élargir toujours plus mes horizons, je me suis lancée dans son dernier né publié lors de la rentrée littéraire de janvier 2016.

Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon. 
Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé : 
«Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires.» 
Les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

Dans ce livre, Jean d’Ormesson revient sur les faits marquants de sa vie et de celle de son entourage. Il est certes écrivain, mais il est également issu d’une longue lignée aristocratique, d’ambassadeur qui lui a permis de vivre de nombreuses expériences, être en contact avec les grands intellectuels de notre temps.

À la manière d’un procès où Jean d’Ormesson est juge et partie, il retrace sa vie afin de déterminer s’il est véritablement coupable. De quel crime? Je vous laisse le découvrir, mais sûrement un peu d’égocentrisme. J’ai trouvé que le format choisi pour écrire une autobiographie était très original. Pourtant, Jean d’Ormesson réfute l’idée que ce roman soit autobiographique.

On reconnaît immédiatement le style de Jean d’Ormesson, car même si je n’ai jamais lu cet auteur, j’ai eu l’impression de l’entendre de sa voix fluette, habituée à son phrasé si particulier. Sa vie est remarquable et ses connaissances le sont également. Il sème au fil des pages des citations d’hommes connus, des poèmes.

J’ai préféré lire ce livre petit à petit pour ne pas faire d’overdose, car l’auteur fait beaucoup de références à des moments de l’histoire, des personnalités que je ne connaissais pas. Et même s’il est agréable d’élargir sa culture, il est parfois difficile de lire sans véritablement comprendre les tenants et les aboutissants des anecdotes relatées par d’Ormesson. On voit littéralement les yeux bleus de d’Ormesson pétiller lors de son récit.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman même si je suis très loin de ma zone de confort. Néanmoins, j’attendrais surement quelques temps avant de me lancer à nouveau dans un autre pavé de littérature française.

Notes Un bon moment de lecture


15 réflexions sur “Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean d’Ormesson – Futur classique ?

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