Neverhome de Laird Hunt – D’une lenteur extrême!

Editions Actes Sud - Année 2015 260 pages
Editions Actes Sud – Année 2015
260 pages

Faisant ma première rentrée littéraire, j’ai voulu continuer mon cheminement malgré une précédente déception. Je me suis tournée vers un auteur étranger publié aux Editions Actes Sud.

Pendant la Guerre de Sécession, une jeune femme se travestit en homme pour aller combattre à la place de son trop fragile compagnon. Réinventant l’imagerie dont se nourrit la représentation de la guerre en faisant cohabiter innocence et cruauté, bonté et abominable férocité, ce conte cruel, abondant en visions cauchemardesques et rencontres aux frontières du réel avec les monstres que la guerre fait des hommes et des lieux, propose, sous le signe de la permanente anamorphose qui caractérise le périlleux périple de son androgyne protagoniste, une méditation sur la fragilité de nos certitudes et l’ambivalence de toute réalité.

Je viens juste de refermer ce roman et je ne sais absolument pas quoi en penser… Est-ce parce que je n’ai pas fait d’étude littéraire que je ne sais comment analyser ce roman?

Le livre ne fait que  260 pages – c’est donc très court – et pourtant j’ai l’impression d’être épuisée moralement et presque physiquement comme l’héroïne de cette histoire.

Laird Hunt nous conte ici l’histoire d’une jeune femme, Constance, qui se travestit en homme afin de remplacer son mari et partir combattre les confédérés pendant la guerre de Sécession.
Après avoir refermé le livre, j’ignore encore vraiment la véritable raison qui l’a poussé à partir. Pour moi il y a forcément plus qu’un mari trop fragile pour l’encourager à partir.

Le roman est écrit à la première personne du singulier ce qui m’a donné l’impression de lire les mémoires de Constance. Mais au lieu de m’identifier au personnage comme l’utilisation du « je » le voudrait, je suis restée très en retrait car je n’arrivais pas à comprendre le caractère et les motivations de Constance ou de Galant Ash.

Constance nous livre ses pensées de manière très erratiques ce qui conduit parfois a un manque cruel de fluidité dans le récit. Elle narre ce qu’elle vit au quotidien de la guerre, les horreurs et les massacres. Mais c’est avant tout un voyage initiatique que le personnage a ressenti le besoin de faire. Elle avait ce besoin de s’éloigner de chez elle et de voir le monde ce que la guerre lui a permis. C’était pour moi un prétexte afin de fuir sa ferme, là où son mari qu’elle aime pourtant de tout son être l’attendait mais là où la famille qu’elle aurait voulu avoir n’a jamais pu se construire.
Constance n’est pas morte pendant la guerre, mais cette dernière la détruite mentalement. C’est en tout cas l’impression qu’elle m’a donné à chaque fois qu’elle parlait à sa mère ou au cours de son voyage de retour. Ce n’est plus Bartholomew, son mari qui est fragile mais elle qui l’est devenue par la force des choses.

Je ne sais pas si Laird Hunt s’est basé sur des faits réels mais j’imagine qu’il a dû arriver pendant la guerre de Sécession ou les autres guerre, que les femmes se travestissent. Malheureusement je n’ai pas vraiment ressenti ce coté historique vérité.

L’héroïne parcours des kilomètres et des kilomètres à pieds pour rentrer chez elle et j’ai eu l’impression de les faire avec elle tellement le rythme fait défaut au roman. Ma lecture a été d’autant plus pénible que j’ai trainé sur plusieurs jours ce petit livre comme un poids pesant sur mes épaules.

A nouveau, je suis loin d’être convaincue par les sorties de la rentrée littéraire 2015.

Notes Lecture passable

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12 réflexions sur “Neverhome de Laird Hunt – D’une lenteur extrême!

  1. J’aime beaucoup Mulan (pas que le Disney), et le résumé m’y a fait penser, alors je me suis hâter de lire ta chronique ! Malheureusement, en demi-teinte…
    C’est dommage car le sujet est très intéressant, et effectivement, il y a dû y avoir quelques femmes à se travestir pour aller combattre. Le mieux serait probablement d’avoir la réponse d’un.e historien.ne, ou que quelqu’un traite bien le sujet. Un jour, peut-être ?

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    1. Ahhh la rentrée littéraire c’est un débat à lui tout seul. Il y aune production tellement importante à ce moment de l’année qu’il est difficile de faire un choix. De plus, les médias noient très souvent les perles au profit de dit « grands auteurs » qui sont souvent décevant.

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  2. Je ne connais pas ce roman, malgré tout il m’intrigue car l’histoire me fait penser à Mauvais genre, une BD que j’ai lu il y a peu et où c’est l’homme qui se travestit en femme pour échapper à la première guerre. Une BD vraiment belle et dure, inspirée d’une histoire vraie.
    En ce qui concerne la rentrée littéraire, je pense que tu as raison, il faut savoir chercher la petite perle parmi la montagne de livres proposés et ce n’est pas toujours facile…

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  3. Dommage, ce livre me tentait bien… J’aime bien cette collection pourtant, ca remet un peu au goût du jour certains romans de ‘l’ouest souvent délaissés en France. J’ai lu ‘Des clairons dans l’apres-midi, dans la même collection, et j’ai beaucoup aimé.

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    1. C’était une première pour moi dans cette collection donc si tu es habituée, tu ne seras peut être pas déçu. Je ne connais pas « Des clairons dans l’après midi », je vais jeter un oeil à ce livre.

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